Daron Acemoglu est un économiste turco-américain d'origine arménienne. Il est actuellement professeur d'économie au Massachusetts Institute of Technology et lauréat de la Médaille 2005 John Bates Clark. Il figure parmi les 10 économistes les plus cités dans le monde. Ses principaux centres d'intérêt sont l'économie politique, l'économie du développement, la croissance économique, la technologie, le revenu et l'inégalité des salaires, le capital humain et la formation, et l'économie du travail. Ses travaux les plus récents se concentrent sur le rôle des institutions dans le développement économique et politique. Daron Acemoglu est l'auteur (avec James A. Robinson) de Prospérité, puissance et pauvreté.

Elliot Aronson est professeur émérite de l’Université de Californie à Santa Cruz et lauréat du William James Award. Il est l’auteur d’une vingtaine de livres, dont The Social Animal (1991) et Nobody Left to Hate (2000). Les erreurs des autres, écrit ensemble avec Carol Tavris, est son dernier livre.

Peter Baldwin est professeur d’histoire à l’université de Californie, Los Angeles. Expert en histoire comparative de l’Europe moderne, ses travaux sur le développement de l’État providence lui ont valu une reconnaissance internationale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont The Politics of Social Solidarity: Class Bases of the European Welfare State, 1875-1975 (1990). Le narcissisme des petites différences est son premier ouvrage disponible en français.

Professeur de psychologie à l'université de Floride, lauréat du William James Award pour l'ensemble de ses travaux de recherche en 2013, et auteur de nombreux livres et articles, Roy F. Baumeister et l'un des psychologues les plus souvent cités au monde. Sa recherche couvre une variété de thèmes, dont la régulation de soi, le besoin d'appartenance, la sexualité, l'agression et la conscience. Le pouvoir de la volonté est son dernier livre, écrit ensemble avec John Tierney.

Professeur de philosophie à l'Université de Cambridge, Simon Blackburn est l'auteur de plusieurs livres, dont Penser, une irrésistible introduction à la philosophie. Eloge du désir sexuel est traduit dans plusieurs langues et est devenu une référence incontournable dans la réflexion éclairée sur la sexualité.

 

Peter C. Brown est un auteur d’ouvrages de fiction et d’essais. Son premier roman The Fugitive Wife a paru en 2006 chez Norton. Son dernier livre est Mets-toi ça dans la tête ! (avec Henry L. Roediger et Mark A. McDaniel)

Spécialiste de la philosophie des émotions et pionnier de la recherche interdisciplinaire dans ce domaine (psychologie, neurophysiologie, théorie de l’évolution, sciences sociales), Ronald de Sousa est professeur émérite à l'univertité de Toronto. Son ouvrage The Rationality of Emotion (MIT Press, 1987) est considéré comme un classique moderne de la philosophie de l’esprit. En français, il a publié Évolution et rationalité (PUF, 2004). L'amour – une très brève introduction est son livre le plus récent.

John Dunn, professeur émérite de théorie politique à l’Université de Cambridge, est considéré comme l’un des penseurs politiques les plus influents de la Grande-Bretagne d’après-guerre. Avec Quentin Skinner et J.G.A. Pocock, il a redéfini la place de l’histoire dans la théorie politique contemporaine. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont La pensée politique de John Locke (1991), Western Political Theory in the Face of the Future (1979) et The Cunning of Unreason (2000). Libérer le peuple est son dernier livre.

Ancien chercheur à la Banque mondiale, William Easterly est depuis 2003 professeur d'économie et directeur de l'Institut de recherche pour le développement à la New York University. Il est l'auteur du livre Les pays pauvres sont-ils condamnés à le rester. La publication de l'édition originale de son dernier ouvrage, Le fardeau de l'homme blanc, lui a valu d'apparaître dans la liste des 100 intellectuels les plus influents du magazine Foreign Policy en 2008.

 

Robert H. Frank est professeur d’économie à l’Université de Cornell et auteur de plusieurs livres influents explorant la relation entre la psychologie, l’économie et la politique, dont Passions Within Reason: The Strategic Role of the Emotions (1988) et The Winner-Take-All Society (1995). Son manuel Principes d’Economie, écrit avec Ben Bernanke, a paru en fançais en 2009. La course au luxe – une analyse subtile des effets pervers du consumérisme et de l'inégalité – n'a rien perdu de son actualité depuis la publication de l'édition originale.

Harry Frankfurt est professeur émérite de philosophie à l’université de Princeton. Ses essais et ses livres ont eu une influence considérable sur la philosophie de l’action et sur la philosophie morale du XXe siècle, tout particulièrement The Importance of What We Care About : Philosophical Essays (1988).

Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en français, dont un livre sur Descartes et les essais De la vérité (10/18, 2008) et De l’art de dire des conneries (10/18, 2006).

De l'inégalité est son dernier livre.

Diego Gambetta est professeur de sociologie à l'European University Institute de Florence et  à l’université d’Oxford. Un de ses intérêts majeurs concerne la nature, la création et la destruction des relations de confiance, dans l'univers de la ciminalité et au-delà. Son approche pluridisciplinaire de l’étude des phénomènes sociaux a eu une influence considérable sur le développement des sciences sociales des dernières décennies. Il est l'auteur de The Sicilian Mafia: The Business of Private Protection (1993) et Steetwise: How Taxi Drivers Establish Customer's Trustworthiness (2005) et directeur de Making Sense of Suicide Missions (2006). La pègre déchiffrée est le premier ouvrage de l'auteur traduit en français.

David Gauthier est membre de la Royal Society of Canada et était professeur aux universités de Toronto et de Pittsburgh. Ses nombreux travaux sur la rationalité et la théorie du contrat social comptent parmi les textes fondateurs de la philosophie politique contemporaine.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Morale et contrat : recherches sur les fondements de la morale (Mardaga 2000), The Logic of Leviathan (Clarendon Press 1969) et Moral Dealing: Contract, Ethics, and Reason (Cornell University Press, 1990). Le sentiment d'existence – La quête inachevée de Jean-Jacques Rousseau est son dernier livre.

Gerd Gigerenzer est directeur de l'Institut Max Planck pour le développement humain, à Berlin. Auteur de nombreux ouvrages dont Le génie de l'instinct, Gigerenzer est un communicateur hors pair de ses résultats de recherche et l'une des voix les plus écoutées dans la psychologie cognitive. Penser le risque a été traduit dans plusieurs langues et a reçu la distinction du meilleur livre scientifique de l'année 2002 attribuée par le magazine allemand Bild der Wissenschaft.

 

Joshua Greene est professeur de psychologie et directeur du Laboratoire de cognition morale à l’université de Harvard. Spécialiste de plusieurs disciplines académiques voisines – psychologie, neurosciences, philosophie – et auteur de nombreux travaux de recherche, il est actuellement l’un des chercheurs les plus considérés dans les sciences comportementales aux États-Unis.

Tribus Morales est son premier livre.

Stuart Hampshire (1914-2004) compte parmi les philosophes les plus réputés de l’Angleterre d’après-guerre. Il était membre de la British Academy et professeur aux universités d’Oxford et de Princeton.
Son livre Thought and Action (1970) ainsi que ses études sur Spinoza sont devenus des classiques modernes. La justice est conflit est son dernier livre et le testament politique de ce socialiste libéral.

Lynn Hunt est professeur d’histoire à l’université de Californie à Los Angeles, et membre de l’American Academy of Arts and Sciences. Spécialiste de l’histoire française, elle a publié et coédité une quinzaine d’ouvrages, en grande partie consacrés à la Révolution française, comme par exemple Politics, Culture, and Class in the French Revolution (1984) et The Family Romance of the French Revolution (1992 ; trad. Le roman familial de la Révolution française, 1995). L'invention des droits de l'homme "offre une analyse incroyablement riche d'une idée ardue, celle des droits de l'homme, analyse que pouvait seule proposer une historienne de haut niveau, qui ne redoute pas la complexité" (Amartya Sen). Son ouvrage sur CÉRÉMONIES RELIGIEUSES DU MONDE, intitulé Le livre qui a changé l'Europe, écrit avec Margaret C. Jacob et Wijnand Mijnhardt, est selon l'historien John Marshall "un ouvrage brillant et important sur l'un des livres les plus fascinants de l'histoire européenne".

 

Portrait de l'auteur dans L'Histoire

Hans Kelsen (Prague 1881 – Berkeley 1973) a été professeur à l’université de Vienne et l’un des auteurs de la constitution autrichienne de 1920. En 1933, il fut révoqué de son poste de professeur à l’université de Cologne. L’exil l’a conduit d’abord à Genève, où il a travaillé à l’Institut universitaire des hautes études internationales, puis, après l’éclatement de la guerre, aux États-Unis où il a enseigné aux universités de Harvard et de Princeton. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages qui comptent désormais parmi les classiques de la littérature juridique du xxe siècle, dont la Thérorie pure du droit (LGDJ / Montchrestien 1999) et La démocratie. Sa nature. Sa valeur (Dalloz 2004). Qu'est-ce que la justice ? paraît ici pour la première fois en langue française.

Margaret C. Jacob est professeur d’histoire à l’université de Californie, Los Angeles. Spécialiste du Siècle des lumières, elle a écrit plusieurs ouvrages sur la franc-maçonnerie et, récemment, un ouvrage sur le rôle du savoir dans le développement de l’économie aux 18e et 19e siècles. Ses ouvrages incluent Les Lumières radicales (Ubik, 2014), Les Lumières au quotidien (À l’Orient, 2004), Les premières franc-maçonnes au Siècle des lumières (avec Janet Burke, Presses universitaires de Bordeaux, 2011), The First Knowledg Economy (Cambridge University Press, 2014). Son ouvrage sur CÉRÉMONIES RELIGIEUSES DU MONDE, intitulé Le livre qui a changé l'Europe, écrit avec Lynn Hunt et Wijnand Mijnhardt, est selon l'historien John Marshall "un ouvrage brillant et important sur l'un des livres les plus fascinants de l'histoire européenne".

Jürgen Kocka est le doyen de l’histoire sociale allemande. Après avoir été professeur à l’université libre de Berlin, il est maintenant Permanent Fellow au collège « Travail, biographie et histoire globale » de l’Université Humboldt.
Lauréat des prix Leibniz (1992) et Holberg (2011), Kocka est spécialiste de l’histoire du travail et du développement économique et social au XIXe siècle. Parmi les dizaines d’ouvrages qu’il a publiés ou dirigés, plusieurs ont été traduits en anglais, en espagnol et en français, dont : Les employés en Allemagne, 1850-1980 (Paris, EHESS 1989) ; Les bourgeoisies européennes au XIXe siècle (Paris, Belin 1997).

Histoire du capitalisme est son dernier livre.

Anita Konzelmann Ziv est Maître-Assistante au département de philosophie de l’Université de Genève, où elle a soutenu sa thèse de doctorat sous la direction de Kevin Mulligan (2005). Ses projets de recherche actuels portent sur les émotions partagées et l’évaluation de soi. Elle a codirigé le volume Self-Evaluation – Affective and Social Grounds of Intentionality (Springer, 2011) et a publié une monographie sur la théorie bolzanienne de la connaissance intitulée Kräfte, Wahrscheinlichkeit und «Zuversicht» – Bernard Bolzanos Erkenntnislehre (Academia Verlag, 2010). Anita Konzelmann Ziv a codirigé Les ombres de l'âme– penser les émotions négatives.

L’historien Walter Laqueur est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages consacrés à l’histoire et aux mouvements politiques du 20e siècle. Il a été le directeur de la Wiener Library à Londres et a enseigné dans de nombreuses universités aux Etats-Unis. Plusieurs de ses livres ont été traduits en français, notamment Le terrifiant secret: la «Solution finale» et l’information étouffée (1981) et L’histoire du sionisme (1994). L'édition originale de L'antisémitisme dans tous ses états a été publiée en 2006.

Philippe Legrain est journaliste et chercheur à l'Institut européen de la London School of Economics. Il est l'auteur de Open World : The truth about globalisation. Avec son livre Immigrants, Legrain est devenu une voix incontournable dans le débat autour de l'immigration.

 

Brian Leiter est professeur de droit et directeur du Centre Droit–philosophie–valeurs humaines à l’université de Chicago. Il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes de la philosophie de Nietzsche. Ses écrits sur la pratique de la jurisprudence lui ont valu une reconnaissance internationale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Naturalizing Jurisprudence (2007) et Nietzsche on Morality (2002). Son blog leiterreports.typepad.com compte parmi les sites philosophiques les plus consultés au monde entier. Pourquoi tolérer la religion ? est son dernier ouvrage.

Janna Levin est professeur de physique et d’astronomie à l’Université de Columbia. Elle et l’auteur de How The Universe Got Its Spots (2002) et de nombreux articles de critique d’art. Un fou rêve de machines de Turing est son premier roman. Il a obtenu plusieurs prix, dont le préstigieux PEN/Bingham Fellowship Prize for Writers.

Steven Lukes est professeur de sociologie à la New York University. Il est Fellow de la British Academy et a enseigné dans de nombreuses universités au Royaume Uni, aux États-Unis, en France et en Israël.

Spécialiste internationalement reconnu pour ses travaux sur Émile Durkheim, dont il édite les ouvrages en traduction anglaise, Lukes a publié des ouvrages très influents dans le domaine de la théorie politique et sociale, dont Power : A Radical View (Macmillan, 1986, 2e éd. 2005) et Moral Conflict and Politics (Clarendon Press, 1991). Il est également l’auteur d’un roman philosophique traduit en français sous le titre Les étranges lumières du professeur Caritat (Salvy, 1998). Le relativisme moral est le premier essai de l'auteur traduit en français.

Ignacio Martínez de Pisón est né à Saragosse en 1960 et vit à Barcelone depuis 1982. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages, dont La tendresse du dragon, Chemins de traverse (dont est tiré le film du même titre de Manuel Poirier) et Le temps des femmes. L'encre et le sang a été traduit en plusieures langues et a reçu le prix Dulce Chacón de Narrativa Española.

 

Deirdre McCloskey est professeure d'économie, d'histoire, d'anglais et de philosophie à l'universitéde l'Illinois à Chicago. Elle est l'une des plus éminentes historiennes contemporaines de l'économie et auteur de la trilogie The Bourgeois Era (Chicago UP 2006-16).

Les péchés secrets de la science économique est son premier ouvrage traduit en français.

Mark A. McDaniel est professeur de psychologie à l’Université Washington de St-Louis et dirige le Center for Integrative Research on Cognition, Learning and Education. Spécialisé dans l’application des résultats de la psychologie cognitive à la pratique de l’enseignement, il est l’auteur de nombreux articles dans ce domaine.
Il est l'auteur de Mets-toi ça dans la tête ! (avec Perter C. Brown et Henry L. Roediger).

Wijnand Mijnhardt occupe la chaire d’histoire comparative des sciences et des lettres à l’université d’Utrecht. Le développement des Lumières aux Pays-Bas et l’impact des sciences sur le processus de modernisation comptent parmi les points forts de sa recherche. Il est l’auteur de Towards a New Template for Dutch History (avec Paul Brusse, Waanders/Utrecht Universiteit, 2011), 1800 : Blueprints for a National Community (avec Joost Kloek, Palgrave Macmillan, 2005) et de nombreuses autres publications en anglais et en hollandais. Son ouvrage sur CÉRÉMONIES RELIGIEUSES DU MONDE, intitulé Le livre qui a changé l'Europe, écrit avec Lynn Hunt et Margaret C. Jacob, est selon l'historien John Marshall "un ouvrage brillant et important sur l'un des livres les plus fascinants de l'histoire européenne".

James A. Robinson était professeur d'économie et de science politique à l'Université Harvard avant de rejoindre la Harris School of Public Policy de l'Université de Chicago en 2015. Ses principaux intérêts de recherche sont dans le développement économique et politique comparatif mettant l'accent sur le long terme avec un intérêt particulier pour l'Amérique latine et l'Afrique subsaharienne. Il mène actuellement des recherches en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, en Haïti et en Colombie. Il a donné des cours d'été pendant de nombreuses années à l'Université des Andes à Bogota. Il est l'auteur (avec Daron Acemoglu) de Prospérité, puissance et pauvreté.

Henry L. Roediger, professeur de psychologie à l’Université Washington de St-Louis, est mondialement connu pour ses travaux de recherche. Il est l’auteur de nombreux articles et manuels sur la mémoire et l’apprentissage. Il est l'auteur de Mets-toi ça dans la tête ! (avec Perter C. Brown et Mark A. McDaniel).

Paul Seabright est professeur d'économie à l'université de Toulouse. Spécialiste en économie des organisations et en politique de la concurrence, il a publié plusieurs livres, dont The Vanishing Rouble: Barter Networks and Non-Monetary Transactions in Post-Soviet Societies (2000) et Integration and the Regions of Europe: How the Right Policies Can Prevent Polarization (2000). La société des inconnus est son ouvrage le plus récent.

Cass R. Sunstein a enseigné le droit et les sciences politiques aux universités de Chicago et Harvard, avant de devenir administrateur de l’Office of Information and Regulatory Affairs du gouvernement Obama. Il est membre de l’American Acadmy of Arts and Sciences et de l’American Law Institute et auteur de nombreux ouvrages, dont les plus récents sont Law and Happiness (2010), Going to Extremes: How Like Minds Unite and Divide (2009), Anatomie de la rumeur (version originale anglaise 2009) et Nudge (2008, trad fr. 2010), écrit avec l’économiste Richard Thaler.

Christine Tappolet, Chaire de Recherche du Canada en éthique et méta-éthique et professeure titulaire au département de philosophie de l’Université de Montréal, a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Genève, sous la direction de Kevin Mulligan. Elle s’intéresse à l’éthique, à la psychologie morale et aux théories des émotions. Elle a codirigé plusieurs ouvrages, dont Weakness of Will and Practical Rationality (Oxford, 2003). Elle est l’auteur d’Émotions et valeurs (Presses Universitaires de France, 2000) et, avec Ruwen Ogien, de Les Concepts de l’éthique (Hermann, 2008). Elle prépare actuellement un livre intitulé Emotions, Values, and Agency. Christine Tappolet a codirigé Les ombres de l'âme– penser les émotions négatives.

Carol Tavris a enseigné la psychologie à l’Université de Californie à Los Angeles avant de se consacrer entièrement au journalisme scientifique. Ses livres Anger: The Misunderstood Emotion (1989) et The Mismeasure of Woman (1992) lui ont valu une reconnaissance internationale. Les erreurs des autres, écrit ensemble avec Elliot Aronson, est son dernier livre.

Fabrice Teroni a soutenu sa thèse portant sur la mémoire à l’Université de Genève, sous la direction de Kevin Mulligan. Il a enseigné aux universités de Genève, Neuchâtel et Berne et est actuellement collaborateur scientifique au sein du Pôle de recherche national en sciences affectives (Université de Genève). Ses principaux axes de recherche sont la philosophie de l’esprit et l’épistémologie, et plus particulièrement la mémoire et les émotions. Après une série d’articles sur la honte et la culpabilité, il vient de publier, en collaboration avec Julien Deonna et Raffaele Rodogno, In Defense of Shame (Oxford, 2011) et termine, avec Julien Deonna, une monographie sur les émotions intitulée The Emotions : A Philosophical Introduction (Routledge), version revue et augmentée de Qu’est-ce qu’une émotion ? (Vrin, 2008). Fabrice Teroni a codirigé Les ombres de l'âme– penser les émotions négatives.

John Tierney est journaliste scientifique au New York Times et lauréat de l'Association américaine pour le progrès scientifique. En 2002, il a publié The Best-Case Scenario Handbook – une parodie sur l'attrait des prévisions du pire. Le pouvoir de la volonté, écrit ensemble avec Roy F. Baumeister, est son dernier livre.

Ida B. Wells (1862-1931) fut l’une de premières journalistes afro-américaines et l’activiste la plus célèbre contre les lynchages et pour l’émancipation légale et sociale des Noirs à la fin du XIXe siècle. Ses pamphlets ainsi que son autobiographie posthume (Crusade for Justice, 1970) comptent parmi les classiques de la littérature politique afro-américaine. Les horreurs du Sud est son premier ouvrage disponible en traduction française.